S’appuyant sur près de deux décennies de recherche de terrain à Kinshasa, en République démocratique du Congo, le Dr Pairon introduira le concept de « fatalisme positif » relatant comment l’art de la musique peut permettre aux gens de vivre avec dignité au milieu des défis, dangers, injustices structurelles et difficultés inimaginables de la vie quotidienne.
Le fatalisme positif est une attitude philosophique ou psychologique qui consiste à accepter que certaines choses échappent à notre contrôle… tout en choisissant d’en tirer une forme de sérénité, voire d’élan constructif.
Lukas Pairon, philosophe de formation à l’Université Paris VIII Vincennes-Saint-Denis, débute comme chercheur à l’UNESCO avant de se tourner vers la création artistique. De la philosophie à la musique contemporaine, Lukas Pairon trace un parcours singulier entre recherche, création et engagement artistique. En 2005, Il fonde Music Fund, puis développe des projets liant jeunesse, paix et droits humains. Aujourd’hui chercheur à l’Université de Gand, il explore le rôle social de la musique qui est au cœur de ses travaux sur le « fatalisme positif ».